Comment savoir si je suis en périménopause? Les signes à connaître
« Je ne me reconnais plus. »
C’est une phrase que j’entends souvent chez les femmes qui viennent me consulter dans la quarantaine ou la cinquantaine.
Le sommeil n’est plus comme avant. La fatigue s’installe. Le cycle commence à changer. Vous tolérez moins bien le stress, votre corps se transforme, votre digestion devient plus capricieuse ou votre concentration vous demande soudainement beaucoup plus d’effort.
Et souvent, une question revient :
« Est-ce que je suis en périménopause? »
La réponse n’est pas toujours aussi simple qu’on pourrait le croire.
La périménopause est une période de changements hormonaux importants. Les ovaires commencent à fonctionner de façon plus irrégulière, les taux d’œstrogènes et de progestérone fluctuent et, avec le temps, leur production évolue.
Et ces changements ne concernent pas uniquement le cycle menstruel.
Les hormones sexuelles agissent dans de nombreux tissus et communiquent avec différents systèmes de l’organisme. Le cerveau, le système nerveux, le sommeil, le métabolisme, la glycémie, la digestion, la température corporelle, la composition corporelle et la sexualité peuvent tous être concernés.
C’est aussi ce qui peut rendre cette période si déstabilisante.
On peut avoir l’impression que tout change en même temps, sans toujours comprendre le lien entre les différentes manifestations.
Et pourtant, il n’est pas nécessaire d’attendre que les règles deviennent très irrégulières ou que les bouffées de chaleur apparaissent pour commencer à se poser la question. Certaines femmes remarquent d’abord des changements dans leur sommeil, leur humeur, leur concentration, leur énergie ou leur façon de réagir au stress.
Dans cet article, je vous propose donc de mieux comprendre ce qui peut changer pendant la périménopause, pourquoi les manifestations peuvent être aussi variées et comment reconnaître les signes qui peuvent vous mettre sur la piste.
Parce que comprendre ce qui se passe dans votre corps peut déjà changer beaucoup de choses.
Qu’est-ce que la périménopause?
La périménopause est la période qui précède la ménopause. Elle correspond aux années pendant lesquelles l’activité des ovaires et la production des hormones sexuelles commencent à changer.
C’est une période de transition biologique, mais surtout une période où le fonctionnement hormonal devient différent de ce qu’il était auparavant.
La ménopause, elle, est définie par l’absence de menstruations pendant 12 mois consécutifs. Elle ne peut donc être confirmée qu’après la dernière menstruation.
La périménopause commence bien avant cela.
La périménopause commence avant la ménopause
Vous pouvez donc avoir encore vos règles et être déjà en périménopause.
Au début, les changements peuvent être assez subtils. Votre cycle peut devenir un peu plus court ou plus long. Les règles peuvent être différentes. Puis, au fil du temps, d’autres changements peuvent apparaître : sommeil moins réparateur, fatigue inhabituelle, irritabilité, difficulté à vous concentrer, bouffées de chaleur ou changements dans votre composition corporelle.
Pour certaines femmes, tout cela arrive progressivement. Pour d’autres, les changements semblent beaucoup plus soudains.
Et c’est là qu’une chose devient importante à comprendre : la périménopause n’est pas simplement une longue descente hormonale qui se ferait de façon régulière jusqu’à la ménopause.
Les hormones fluctuent avant de diminuer
On parle souvent de la ménopause comme d’une période où les hormones diminuent. C’est vrai, mais cela ne raconte pas toute l’histoire de la périménopause.
Avant la ménopause, les taux d’œstrogènes et de progestérone peuvent fluctuer de façon importante. Certains cycles peuvent donc être très différents des précédents, et les symptômes peuvent eux aussi apparaître, disparaître ou changer d’intensité.
La progestérone peut notamment commencer à diminuer lorsque l’ovulation devient moins régulière, tandis que l’estradiol peut devenir plus imprévisible au cours de la périménopause.
C’est notamment ce qui peut donner l’impression de ne plus comprendre son propre corps.
Un mois, vous dormez relativement bien. Le suivant, vous vous réveillez plusieurs fois par nuit. Votre cycle qui était prévisible devient soudainement plus court. Puis il revient à peu près à la normale. Votre énergie change, votre tolérance au stress aussi.
Ce caractère fluctuant est une partie importante de la périménopause.
Une transition qui évolue dans le temps
Dans mon approche, j’aime garder en tête les différentes étapes de cette transition : début de la périménopause, fin de la périménopause, début de la postménopause et postménopause plus avancée.
Ces termes ne sont pas là pour vous faire entrer dans une case.
Ils permettent plutôt de comprendre que le contexte hormonal évolue avec le temps et que les besoins du corps peuvent donc évoluer eux aussi.
Ce qui vous aidait il y a quelques années n’est pas nécessairement ce dont votre corps a besoin aujourd’hui.
Quels sont les signes de la périménopause?
Il n’existe pas une seule façon de vivre la périménopause.
Certaines femmes remarquent d’abord des changements dans leur cycle. Pour d’autres, c’est le sommeil qui se détériore, la fatigue qui s’installe ou cette impression de ne plus avoir le même cerveau qu’avant.
Et parfois, ce sont plusieurs changements qui apparaissent en même temps.
Ce qui peut être déroutant, c’est que ces manifestations ne semblent pas toujours avoir de lien entre elles.
Pourtant, les changements hormonaux de la périménopause peuvent toucher plusieurs systèmes du corps à la fois.
Et surtout, ces systèmes ne fonctionnent pas chacun de leur côté.
Les hormones influencent le cerveau et le système nerveux. Le sommeil et le stress influencent à leur tour la régulation hormonale et métabolique. La glycémie et l’insuline participent à la façon dont le corps gère son énergie. La masse musculaire, l'activité physique, l'alimentation et la récupération viennent également modifier ce terrain.
C’est cette interaction entre les systèmes qui permet souvent de mieux comprendre pourquoi plusieurs symptômes peuvent apparaître ensemble.
Voici ceux que je rencontre le plus souvent dans ma pratique.
Le cycle menstruel change
Le cycle est souvent l’un des premiers endroits où les changements deviennent visibles.
Vos règles peuvent arriver plus tôt ou plus tard qu’avant. Elles peuvent devenir plus abondantes, plus légères ou durer plus ou moins longtemps. Certains cycles peuvent être sautés.
Ces changements sont liés en partie au fonctionnement différent des ovaires et aux fluctuations des œstrogènes et de la progestérone.
Mais il n’est pas nécessaire que votre cycle soit devenu complètement irrégulier pour que des changements hormonaux soient déjà présents.
C’est pourquoi je trouve intéressant de commencer à observer votre cycle dès que vous remarquez quelque chose de différent.
Pas pour chercher la moindre anomalie, mais parce que votre cycle peut devenir une fenêtre sur les changements qui se produisent dans votre corps.
Votre sommeil change
Vous avez toujours bien dormi et, soudainement, ce n’est plus tout à fait le cas.
Vous avez plus de difficulté à vous endormir. Vous vous réveillez au milieu de la nuit. Votre sommeil est plus léger. Ou vous dormez suffisamment longtemps, mais vous vous réveillez avec l’impression de ne pas avoir récupéré.
Les fluctuations hormonales de la périménopause peuvent contribuer à ces changements. La progestérone participe notamment aux mécanismes associés au calme et au sommeil, tandis que l’estradiol intervient dans plusieurs mécanismes liés au sommeil et à la régulation de la température. Les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes peuvent également perturber le sommeil.
Mais le sommeil ne fonctionne pas en vase clos.
Lorsque vous dormez moins bien, votre système nerveux et votre réponse au stress peuvent être davantage sollicités. Votre appétit, votre énergie, votre humeur et votre régulation de la glycémie peuvent également être affectés.
Et inversement, une période de stress important ou une glycémie plus instable peut rendre le sommeil plus difficile.
C’est donc souvent un véritable jeu d’influences entre plusieurs systèmes.
Votre cerveau ne semble plus fonctionner comme avant
« J’ai l’impression d’avoir perdu mes mots. »
« Je commence quelque chose et j’oublie ce que j’étais venue faire. »
« J’ai beaucoup plus de difficulté à me concentrer. »
Ces changements cognitifs peuvent être parmi les plus déstabilisants.
Les œstrogènes ne jouent pas uniquement un rôle dans le système reproducteur. Ils ont également des fonctions dans le cerveau et interagissent avec différents neurotransmetteurs et mécanismes neurologiques.
Lorsque l’environnement hormonal change pendant la périménopause, le cerveau doit lui aussi s’adapter.
La Dre Lisa Mosconi, neuroscientifique et auteure de The Menopause Brain, s’intéresse justement à ces transformations cérébrales et à la façon dont le cerveau s’adapte aux changements hormonaux de cette période.
Cela peut aider à remettre certaines choses en perspective.
Le brouillard mental que vous ressentez ne signifie pas nécessairement que votre cerveau est en train de perdre ses capacités. Il peut aussi être en train de s’adapter à un nouvel environnement hormonal.
Et comme le cerveau est intimement lié au sommeil, au stress, à la glycémie et à l’énergie, ces facteurs peuvent eux aussi influencer la façon dont vous vous sentez mentalement.
Votre humeur et votre réponse au stress changent
Vous vous sentez peut-être plus irritable qu’avant. Plus sensible. Vous avez l’impression que des situations que vous gériez facilement vous demandent maintenant beaucoup plus d’effort.
Les changements hormonaux peuvent contribuer à cette nouvelle sensibilité.
Les œstrogènes et la progestérone interagissent avec différents systèmes du cerveau impliqués notamment dans l’humeur, le sommeil et la réponse au stress. Lorsque leur environnement change, le système nerveux peut lui aussi fonctionner différemment.
C’est ici que l’interaction entre les systèmes devient particulièrement intéressante.
Les hormones changent. Le sommeil peut devenir plus fragile. Le système nerveux peut devenir plus sensible aux demandes auxquelles il est soumis. Et lorsque vous dormez moins bien ou que votre niveau de stress augmente, votre organisme doit à son tour composer avec cette nouvelle réalité.
Certaines femmes ont ainsi l’impression qu’elles « tolèrent moins bien le stress » qu’avant.
Ce n’est pas nécessairement parce que leur vie est devenue plus stressante.
Le contexte hormonal de la périménopause peut aussi modifier la façon dont l’organisme répond au stress. Dr Carrie Jones décrit notamment cette période comme une période où les femmes peuvent devenir moins résilientes face au stress, alors même que les changements hormonaux et les facteurs de vie se superposent.
Votre énergie et votre récupération changent
Vous avez peut-être l’impression d’avoir moins de réserves qu’avant.
Une mauvaise nuit vous affecte davantage. Une période stressante vous laisse épuisée pendant plusieurs jours. Après une séance d’exercice, vous avez besoin de plus de temps pour récupérer.
Là encore, les changements hormonaux font partie du tableau.
Mais ils s’inscrivent dans un système beaucoup plus large : sommeil, système nerveux, masse musculaire, activité physique, alimentation et métabolisme.
Lorsque plusieurs de ces éléments changent en même temps, votre capacité à récupérer peut changer elle aussi.
Votre corps n’a pas nécessairement besoin de plus de discipline.
Il peut avoir besoin de plus de récupération, de soutien et d’adaptation.
Votre métabolisme et votre composition corporelle évoluent
C’est souvent l’un des changements qui surprend le plus les femmes.
« Je mange comme avant et pourtant mon corps change. »
La composition corporelle peut effectivement évoluer pendant la période qui précède et suit la ménopause. Certaines femmes remarquent davantage de graisse abdominale, une diminution de la masse musculaire ou une modification de leur façon de stocker et d’utiliser l’énergie.
Les changements hormonaux font partie de cette transformation.
Les œstrogènes participent à la régulation métabolique et à la sensibilité à l’insuline. Lorsque l’environnement hormonal change, la façon dont l’organisme gère l’énergie peut donc évoluer elle aussi.
Mais encore une fois, les hormones ne travaillent jamais seules.
Le sommeil, le stress, la masse musculaire, l’activité physique et l’alimentation influencent à leur tour la régulation de la glycémie et du métabolisme.
Lorsque les hormones changent, le métabolisme change lui aussi. La diminution et les fluctuations des œstrogènes peuvent notamment influencer la sensibilité à l’insuline, la façon dont le corps utilise et stocke l’énergie et la répartition des graisses. Et ces changements sont ensuite modulés par le sommeil, le stress, l’activité physique, la masse musculaire et l’alimentation.
Tout est interrelié.
C’est pourquoi je préfère aider une femme à comprendre ce dont son corps a besoin aujourd’hui plutôt que de lui proposer simplement de manger moins ou de faire plus d’exercice.
Votre digestion peut elle aussi changer
Ballonnements, constipation, reflux, sensation de digestion plus lente ou changements dans les habitudes intestinales : certaines femmes remarquent que leur digestion devient différente pendant cette période.
La digestion est étroitement liée au système nerveux, au sommeil, à l’alimentation et au métabolisme. Les changements hormonaux peuvent également influencer le fonctionnement du système digestif.
Encore une fois, ce n’est pas un système isolé.
Lorsque le sommeil se détériore, que le stress augmente et que l’environnement hormonal change, il n’est pas surprenant que la digestion puisse elle aussi devenir plus sensible.
Et la relation fonctionne dans les deux sens : l’état du système digestif, l’alimentation et le microbiote participent eux aussi à l’environnement dans lequel les hormones sont métabolisées.
C’est pourquoi, lorsqu’une femme me dit :
« Je ne comprends pas, tout a changé en même temps. »
je trouve cette information particulièrement intéressante.
Parce qu’il est possible que ces changements ne soient pas aussi indépendants qu’ils en ont l’air.
Votre sexualité peut évoluer
La sexualité peut elle aussi être transformée par la période de changements hormonaux qui précède la ménopause.
Certaines femmes constatent une diminution du désir. D’autres vivent plutôt une augmentation ou un changement dans leur façon d’éprouver le désir.
La sécheresse vaginale, une sensibilité différente ou de l’inconfort pendant les relations sexuelles peuvent également apparaître.
Les changements hormonaux, notamment la diminution des œstrogènes au fil de la transition, peuvent contribuer aux changements génito-urinaires qui surviennent autour de la ménopause.
Mais la sexualité ne se résume évidemment pas aux hormones.
Le sommeil, l’énergie, le stress, l’image corporelle, la relation de couple et bien d’autres éléments peuvent influencer le désir et le plaisir.
Il n’y a donc pas une façon « normale » de vivre cette dimension de la transition.
Les bouffées de chaleur ne sont qu’une partie du tableau
Les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes sont probablement les symptômes auxquels on associe le plus spontanément la ménopause.
Elles peuvent être occasionnelles ou fréquentes, légères ou très intenses, et certaines femmes les vivent principalement la nuit.
Elles sont liées notamment aux changements des mécanismes qui régulent la température corporelle pendant la transition hormonale.
Mais voici ce que j’aimerais surtout que vous reteniez :
Vous n’avez pas besoin d’avoir des bouffées de chaleur pour être en périménopause.
Chez certaines femmes, le sommeil, le cerveau, le cycle, l’énergie ou les changements corporels seront beaucoup plus présents.
La périménopause ne se résume donc pas à un symptôme.
C’est un changement qui peut se manifester dans plusieurs dimensions à la fois.
Comment savoir si ce que vous vivez peut être lié à la périménopause?
Il n’existe pas une liste de symptômes qui permet à elle seule de répondre à cette question.
Ce qui peut être particulièrement révélateur, c’est le changement par rapport à votre propre normalité.
Vous connaissez votre corps mieux que quiconque.
Si vous avez toujours bien dormi et que votre sommeil change soudainement, si votre cycle devient différent, si votre énergie ou votre concentration ne sont plus les mêmes, cela mérite d’être observé.
Regardez l’évolution dans le temps
Essayez de ne pas regarder uniquement ce qui se passe aujourd’hui.
Demandez-vous plutôt :
Qu’est-ce qui a changé au cours des dernières années?
Votre cycle? Votre sommeil? Votre énergie? Votre façon de gérer le stress? Votre corps? Votre digestion?
Lorsque plusieurs changements apparaissent dans une même période, le tableau devient souvent plus parlant.
Vous pouvez simplement noter pendant quelques semaines ce que vous observez. Non pas pour surveiller votre corps avec inquiétude, mais pour commencer à reconnaître des tendances.
Est-ce qu’une prise de sang peut confirmer la périménopause?
C’est une question que les femmes me posent souvent.
Et la réponse est moins simple qu’on pourrait le penser.
Chez les femmes de 45 ans et plus qui présentent des symptômes typiques, la périménopause est généralement évaluée à partir de l’histoire menstruelle et des symptômes plutôt qu’à partir d’une seule mesure hormonale. Les hormones peuvent fluctuer considérablement pendant cette période, ce qui rend une valeur isolée difficile à interpréter.
Dans certaines situations, particulièrement lorsque les symptômes apparaissent plus tôt ou que le tableau est atypique, un professionnel de la santé peut juger pertinent de faire certaines analyses ou de rechercher d’autres causes.
Comme naturopathe, je ne pose pas de diagnostic médical et je ne prescris pas d’examens diagnostiques. Mon rôle est de vous accompagner dans une approche globale de votre santé et de vous aider à mettre en place des habitudes qui soutiennent votre bien-être.
Lorsqu’une situation mérite une investigation médicale, je vous encourage à en discuter avec votre médecin ou un autre professionnel habilité.
Et si cette période était aussi une traversée?
Il y a quelque chose que j’observe depuis longtemps dans ma pratique.
Les femmes arrivent souvent en consultation avec l’impression que leur corps est devenu imprévisible.
Ce qui fonctionnait avant ne fonctionne plus tout à fait. Elles doivent parfois revoir leur façon de manger, de bouger, de dormir ou de récupérer.
Et au-delà des symptômes, il y a parfois cette sensation plus difficile à nommer :
« Je ne suis plus tout à fait la même. »
La périménopause est une transition biologique. Mais elle peut aussi devenir une période où l’on commence à regarder différemment la façon dont on habite son corps et sa vie.
Je ne vois pas cette période comme quelque chose qu’il faudrait simplement subir jusqu’à ce que ce soit terminé.
Je la vois plutôt comme une traversée.
Une période où le corps change et où il nous invite parfois à revoir certaines choses que nous pouvions auparavant faire sans y penser.
Notre façon de dormir. Notre rythme. Notre alimentation. Notre rapport au mouvement. La place que nous donnons au repos. La façon dont nous répondons au stress.
Cela ne veut pas dire que tout doit changer.
Mais peut-être que certaines choses demandent maintenant à être regardées autrement.
Que faire si vous pensez être en périménopause?
Vous n’avez pas besoin de tout comprendre d’un coup.
Vous pouvez commencer simplement par observer ce qui change.
Votre cycle. Votre sommeil. Votre énergie. Votre humeur. Votre digestion. Votre façon de réagir au stress. Votre corps.
Puis, regardez le tableau dans son ensemble.
Votre sommeil a-t-il besoin de devenir une priorité? Votre alimentation vous apporte-t-elle suffisamment de protéines, de fibres et de nutriments? Votre niveau de mouvement correspond-il encore à ce dont votre corps a besoin? Avez-vous suffisamment de temps pour récupérer? Votre système nerveux est-il constamment sollicité?
Il n’est pas nécessaire de tout entreprendre en même temps.
Souvent, quelques changements bien choisis et adaptés à votre réalité peuvent être beaucoup plus utiles qu’une longue liste de choses à faire.
Et surtout, vous n’avez pas à essayer de retrouver exactement le corps ou l’énergie que vous aviez à 30 ans.
L’objectif peut plutôt être de comprendre le corps que vous avez aujourd’hui et de lui donner ce dont il a besoin pour traverser cette période avec plus de stabilité et de vitalité.
En conclusion : comprendre ce qui change pour mieux vous accompagner
La périménopause peut être déroutante parce qu’elle ne se présente pas de la même façon pour toutes les femmes.
Pour certaines, le cycle est le premier indice. Pour d’autres, ce sera le sommeil, l’énergie, le cerveau, le corps, la digestion ou la sexualité.
Mais derrière cette diversité, il y a une réalité commune : le corps traverse une profonde transition hormonale.
Et cette transition ne se produit pas dans un seul système.
Les hormones communiquent avec le cerveau et le système nerveux. Le système nerveux et le stress influencent à leur tour le sommeil et le métabolisme. La glycémie, l’insuline, la masse musculaire, l’activité physique, l’alimentation et la récupération participent eux aussi à cet équilibre.
C’est pourquoi cette période peut parfois donner l’impression que tout change en même temps.
Comprendre ces changements ne signifie pas chercher à contrôler chaque symptôme.
Cela peut simplement vous permettre de regarder votre corps avec un peu plus de compréhension et un peu moins de jugement.
Vous n’avez peut-être pas besoin de redevenir celle que vous étiez.
Vous avez peut-être plutôt besoin de comprendre la femme que vous êtes en train de devenir, et d’apprendre à accompagner le corps qui est le vôtre aujourd’hui.
C’est aussi cela, pour moi, la traversée de la périménopause.